7th Annual Sisters in Spirit Memorial March & Vigil for Missing & Murdered Native Women

Starts: Thursday, October 4th 2012 at 6:00 pm
Ends: Thursday, October 4th 2012 at 8:30 pm

–français ci-dessous–

Missing Justice and the 2110 Centre for Gender Advocacy invite you to come out and show your support in Montreal this October 4th at the 7th Annual Sisters in Spirit Memorial March and Vigil.

When? Thursday, October 4th, 6pm

Where? Place Emilie Gamelin (Ste. Catherine & Berri), Metro Berri.
Bridget Tolley founded the March and Vigil in 2005, which happens every year on the anniversary of her mother’s Gladys Tolley’s death. Since then, the march has been organized all across the country on that day. In 2010, 86 marches were held in communities across Canada, the largest number yet, with one march being held as far away as Nicaragua, showing us that the problem of Indigenous women being disproportionately affected by violence is one of colonized Nations worldwide.–Invited guests:

Laurie Odjick
Sheri Pranteau
Viviane Michel, QNW
Ellen Gabriel
Nina Segalowitz, case worker
Anik Sioui
Joey Shaw
Buffalo Hat Singers
and others!The purpose of this event is to honour the memories of missing and murdered women and girls, raise awareness, and demand that the government support the actions of families and communities and restore research funding to Sisters in Spirit (SIS), an initiative of the Native Women’s Association of Canada which was responsible for conducting groundbreaking research between 2004 and 2010 on the now known-of cases. Although their work is far from finished, the government insists that action must take the place of research, and instead of funding the research, community work, and actions of SIS, are instead diverting resources to a generic RCMP-led missing persons database, as well as vastly facilitating police power to obtain warrants and to install wiretaps. Many believe that both of these police privileges will be used to further allow the government of Canada’s criminalization of Native communities rather than increasing the safety of Native women.

The United Nations have been deliberating the carrying out of an investigation into Canada’s human rights abuses vis-a-vis this issue since last year but require the government’s participation to do so, something that is not forthcoming.

Approximately 600 Native women have gone missing or have been murdered since roughly 1980 according to the Native Women’s Association of Canada. Other organizations and activists suspect that the actual number is as high as 3000. The reality is that Native women in Canada are at least five times more likely to die of violence than non-Native women. Racist and sexist government policies, stereotypes of Indigenous women, a lack of media attention, and police negligence all contribute to, and indeed perpetuate this violence as well as the general lack of data–also a form of violence in itself.

While some media and public attention has been given to cases in Western Canada, Native women in Quebec have also been targeted. For instance, Gladys Tolley, in 2001, an Algonquin woman from Kitigan Zibi Anishnabeg was hit and killed by a Sûreté du Québec car. No one was ever held accountable, and all requests for independent investigations have been denied.

In June 2010 the remains of Tiffany Morrison, a young Mohawk woman from Kahnawake, were found very close to home, under the Mercier bridge. She had been missing for 4 years.

In September 2008 teenage friends Maisy Odjick from Kitigan Zibi and Shannon Alexander from Maniwaki went missing. Their whereabouts remain unknown to this day. The family has received very little information from police, and has had to organize their own search parties.

We will be gathering at 6 pm Parc Emilie Gamelin (metro Berri).

CKUT’s Community News Collective will be broadcasting live from the march and vigil between 6-7pm. If you can’t be physically at the March and Vigil tune-in at 90.3FM or listen back to the archive at www.ckut.ca. Follow CKUT on twitter @CKUTNews

We hope you will join us on October 4th.

For more information go to www.missingjustice.ca or genderadvocacy.org.

Contact organizers by sending an email to justiceformissing@gmail.com or campaigns@genderadvocacy.org.

Also feel free to drop us a line at the Centre for Gender Advocacy: 514-937-2110.

If you would like promotional materials for this event to give out to friends or co-workers, or would like to help promote this event in other ways, please write to promotions@genderadvocacy.org, or call the number above.

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Missing Justice et le Centre 2110 vous invitent à participer et apporter votre soutien à la 7ième édition de la Marche et veille commémorative Sisters in Spirit, le 4 octobre prochain à Montréal.

jeudi, le 4 octobre · 18h-20h30
Place Emilie Gamelin (Ste. Catherine & Berri), Metro Berri.

Bridget Tolley a fondé la Marche et veille en 2005. Depuis, l’événement s’est répété chaque année à l’occasion de l’anniversaire du décès de sa mère, le 4 octobre. Au fil des ans, des marches similaires ont été organisées d’un bout à l’autre du pays pour marquer cet anniversaire. En 2010, 86 marches ont été organisées dans des communautés partout au Canada, un nombre record à ce jour. Une marche a même été organisée au Nicaragua pour montrer que la violence systémique à l’endroit des femmes autochtones est un phénomène qui afflige les nations colonisées partout dans le monde.

–Les invitées:

Laurie Odjick
Sheri Pranteau
Viviane Michel, QNW
Ellen Gabriel
Nina Segalowitz, case worker
Anik Sioui
Joey Shaw
Buffalo Hat Singers
et d’autres!

L’objectif de cet événement est d’honorer la mémoire des femmes et des filles disparues ou assassinées, de sensibiliser la population et d’exiger que le gouvernement soutienne les démarches des familles et des communautés. Nous revendiquons notamment le renouvellement du budget de recherche de Sisters in Spirit (SiS), une initiative de l’Association des femmes autochtones du Canada, qui a mené des recherches importantes sur les cas connus entre 2004 et 2010. Bien que ce travail soit loin d’être complété, le gouvernement insiste pour remplacer la recherche par « l’action ». En fait, au lieu de financer la recherche, le travail communautaire et les actions de SiS, le gouvernement a choisi d’investir des ressources dans une base de données générique de personnes disparues, gérée par la GRC, en plus d’accroître les pouvoirs de la police en facilitant l’émission de mandats et l’utilisation de dispositifs d’écoute électronique. Plusieurs personnes sont d’avis que ces nouveaux privilèges policiers seront employés par le gouvernement du Canada pour intensifier la criminalisation des communautés autochtones plutôt qu’améliorer la sécurité des femmes autochtones.

Les Nations Unies ont considéré consciencieusement l’idée de mener une recherche dans la Charte canadienne des droits et libertés sur ce sujet depuis l’année dernière, mais ont besoin de la participation du gouvernement, ce qui nécessitera du temps.

Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, 600 femmes autochtones ont été portées disparues ou ont été assassinées depuis 1980, approximativement. D’autres organismes et militantes estiment que le vrai nombre serait plutôt autour de 3000. Le fait est que les femmes autochtones du Canada sont cinq fois plus à risque de périr d’une mort violente que les femmes non autochtones. Les politiques gouvernementales sexistes et racistes, les stéréotypes à l’égard des femmes autochtones, le manque d’attention médiatique et la négligence des forces de police sont autant de facteurs qui contribuent à perpétuer cette violence. En soi, le cruel manque de données sur le sujet constitue une autre forme de violence.

Alors que dans l’ouest du pays, des cas de disparition ont reçu une certaine attention des médias et du public, au Québec, plusieurs femmes autochtones ont également été la cible de crimes irrésolus. Par exemple, en 2001, Gladys Tolley, une femme algonquienne de Kitigan Zibi Anishnabeg, a été heurtée et tuée par une autopatrouile de la Sûreté du Québec. Personne n’a jamais été trouvé coupable ou tenu responsable de cette tragédie, et toutes les demandes pour une enquête indépendante on été déboutées.

En juin 2010, la dépouille de Tiffany Morrison, une jeune femme Mohawk de Kahnawake, a été retrouvée tout près de son domicile, sous le pont Mercier. Elle était portée disparue depuis quatre ans.

En septembre 2008, deux amies adolescentes, Maisy Odjick de Kitigan Zibi et Shannon Alexander de Maniwaki, ont été portées disparues. On ne sait toujours pas où elles se trouvent aujourd’hui. Les familles des jeunes filles n’ont reçu que très peu d’information de la part de la police et ont dû organiser leurs propres missions de recherche.

Nous nous rassemblerons à 18 h au Parc Emilie Gamelin (Metro Berri).

Nous espérons vous voir parmi nous le 4 octobre prochain.

Pour plus d’information, visitez www.missingjustice.ca ou genderadvocacy.org.

Vous pouvez communiquer avec les organisatrices de cet événement en écrivant à justiceformissing@gmail.com ou campaigns@genderadvocacy.org.

N’hésitez pas à nous appeler au Centre 2110 au 514-937-2110.

Si vous aimeriez obtenir du matériel pour contribuer à la promotion de cet événement, comme des tract et affiches à donner à vos amiEs et collègues, ou pour offrir votre aide d’une façon ou d’une autre, veuillez écrire à promotions@genderadvocacy.org ou appeler au numéro indiqué ci-dessus.